Kimiko Yoshida
Autoportraits monochromes
3 juin - 31 juillet 2004
KIMIKO YOSHIDA
Réflexions (extraits)

Défaire à l’envers la hantise de l’enfance J’ai fui le Japon parce que j’étais morte......arrivée en France, j’ai du tout apprendre comme un enfant qui venait de naître. Je réalise aujourd’hui des photos de mariées célibataires. Cette série d’autoportraits forme une suite d’identités ou j’incarne une succession de figures conjuratoires pour défaire à l’envers le destin humilié des femmes japonaises.

Exprimer l’impermanence des choses et le regard intangible de l’esprit. Sur la plupart des photos la mariée célibataire est voilée. Le voile définit le moment ou le mariage n’est pas encore consommé.Il est plus qu’une métaphore de la virginité : c’est un symbole d’effacement et de dispariton,une marque de virtualité et d’intangibilité. C’est le moment ou l’être délivré de ses limitations ordinaires se confond avec le monde.

L’infini de la couleur et l’infini du temps

La couleur monochrome érotise le regard. Elle est une pure figure de la durée ou se disolvent l’image et le récit. Cette recherche de la monochromie est une réflexion sur les instants successifs de l’identité,un travail sur l’effacement de moi même dans le ressurgissement de l’image de moi. Le monochrome délivre un infini chromatique qui est un infini temporel.

Superposer l’identité et la séparation

Je viens de réaliser un nouveau dispositif d’autoportrait ou ma propre figure sert de support à l’image de mon visage. Une diapositive couleur recouvre un moulage de mon visage en résine blanche

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